L'offensive russe en Ukraine relance l'affaire des ex-turbines Alstom. Près de quatre mois après s'être félicité à Belfort du retour sous le pavillon français des célèbres turbines Arabelle, cédées il y a sept ans de façon très controversée à General Electric, EDF serait sur le point de rouvrir la boîte de Pandore. En cause : le prix jugé aujourd'hui surévalué face aux risques de désistement de grands clients qui ont signé la construction de centrales avec le principal client de ces turbines, le géant du nucléaire russe Rosatom (Les Echos).
HSBC a dégradé lundi sa recommandation sur le titre EDF, qu'il ramène de « conserver » à « alléger » avec un objectif de cours abaissé de 9,56 à 7,40 euros. Dans une note de recherche, l'intermédiaire financier justifie sa décision par l'absence de perspective d'un rebond au niveau de la production nucléaire de l'électricien français. HSBC estime que la faible disponibilité des ressources hydrauliques et la décision de l'État français de prolonger le dispositif Arenh (Accès régulé à l'électricité nucléaire historique) - qui oblige le groupe à vendre son électricité à prix réduit à ses concurrents - constituent deux éléments défavorables qui sont désormais « bien compris » par le marché (Zone Bourse).
Les syndicats de l'énergie et l'association de consommateurs CLCV se sont élevés vendredi 3 juin contre la proposition de contraindre EDF à vendre plus d'électricité nucléaire bon marché à ses concurrents en 2023, dénonçant une « nouvelle sortie de route » de la Commission de régulation de l'énergie (CRE). Alors qu'EDF est normalement contraint de vendre 100 TWh à ses concurrents dans le cadre de l'Arenh, le président de la CRE Jean-François Carenco a proposé mercredi 31 mai de remonter ce volume « à 130 » TWh pour l'année 2023 (AFP).
Les terres de la communauté autochtone Unión Hidalgo, située dans l’État d’Oaxaca au Mexique, sont sauvées. La compagnie mexicaine CFE (Comisión Federal de Electricidad) a annulé le 2 juin les contrats d’achat d’énergie électrique qu’elle avait signés avec EDF en 2019. Annoncée par le tribunal du premier district d’Oaxaca, cette décision permet l’abandon officiel d’un projet éolien d’EDF, Gunaa Sicaru. Ce projet d’une superficie de 4 400 hectares devait en partie être construit sur les terres d’Unión Hidalgo (Reporterre).
Le Médiateur de l'énergie a été saisi l'an dernier d'un nombre record de litiges, dans un contexte de poursuite des « mauvaises pratiques » de certains fournisseurs et de hausse des prix de l'électricité ou du gaz, a-t-il indiqué mardi en publiant son rapport annuel. « La forte hausse des prix a également conduit les consommateurs à être plus attentifs à leurs factures d'énergie, et à plus souvent les contester », analysent les services du Médiateur (AFP).
Un tribunal brésilien a annulé l'arrêt d'un juge qui avait réclamé au président français Emmanuel Macron de fournir des explications au sujet de plaintes concernant des dégâts environnementaux près d'une centrale hydroélectrique contrôlée par EDF en Amazonie. Le Tribunal de Justice de l'État de Mato Grosso (centre-ouest) a décidé qu'il n'était « pas nécessaire » que M. Macron se manifeste, « dans la mesure où sa prise de position en tant qu'autorité n'aurait aucune influence sur le jugement », a expliqué Sinop Energia, société dont EDF est l'actionnaire majoritaire, dans un communiqué envoyé lundi à l'AFP (AFP).
Dalkia, filiale d'EDF spécialisée dans les services énergétiques, a annoncé lundi la cession de l'ensemble de ses activités en Russie au management local. « Présent en Russie depuis 2016, Dalkia y réalisait une activité limitée, inférieure à 5 millions d'euros de chiffre d'affaires annuel », a précisé l'entreprise dans un bref communiqué (AFP).
EDF a annoncé le 19 mai que le chantier de construction des deux réacteurs nucléaires de nouvelle génération (EPR) à Hinkley Point, accuserait un nouveau retard d'un an et des coûts supplémentaires d'au moins 3 milliards de livres. « Le démarrage de la production d'électricité de l'unité 1 est désormais prévu en juin 2027. Le risque de report de la livraison des deux unités est évalué à 15 mois, en supposant l'absence de nouvelle pandémie et d'effet additionnel de la guerre en Ukraine », explique le Groupe dans un communiqué. Initialement, le démarrage était prévu pour fin 2025, et il avait déjà été repoussé , l'an dernier, à juin 2026 (Les Echos).
Le coût du démantèlement des sept plus anciennes centrales nucléaires du Royaume-Uni s’avère bien plus élevé qu’anticipé par les pouvoirs publics. Un rapport publié le 20 mai par le Comité des comptes publics chargé de superviser les dépenses publiques a pointé du doigt la montée en flèche des coûts de démantèlement, qui atteignaient 23,5 milliards de livres en mars 2021. Ce chiffre qui a déjà doublé par rapport aux prévisions faites en mars 2004, devrait encore augmenter (Enerpresse).
Les représentants des comités sociaux d’entreprise d’EDF et Enedis, l’association Consommation, logement, cadre de vie (CLCV), de la FNCCR, ou encore l’Association des petites villes de France (APVF) ont lancé une initiative baptisée « Conseil national de l’Énergie » le 17 mai. Selon Philippe Page Le Mérour, secrétaire du CSE central d’EDF, le but du nouveau Conseil est de « sortir de la sphère syndicale » et de rassembler les défenseurs du « service public de l’électricité ». Car si « la première bataille contre [le plan de restructuration d’EDF] a été gagnée », il est seulement « au congélateur » et pourrait se réinviter dans les débats, a-t-il estimé, plaidant pour une « renationalisation complète d’EDF » (Contexte).
EDF a fortement révisé sa prévision d'Ebitda à cause de la baisse de production nucléaire en France, a indiqué le Groupe dans un communiqué jeudi. Le producteur d'électricité estime désormais que la baisse de sa production nucléaire prévue en 2022, notamment à cause des problèmes de corrosion qui ont contraint à mettre à l'arrêt 12 réacteurs nucléaires, lui coûtera 18,5 milliards d'euros d'Ebitda, au lieu de 16 milliards comme annoncé en mars (AFP).
Le Royaume-Uni a lancé son fonds visant à soutenir le développement de nouveaux projets d’énergie nucléaires. Dotés de 141 millions d’euros, le Future Nulcear Enabling Fund fournira des subventions gouvernementales « ciblées et allouées de manière compétitive afin d’aider les projets de construction, y compris les petits réacteurs modulaires (SMR), à attirer les investissements privés dont ils ont besoin pour les concrétiser » a indiqué le Département des Affaires de l’Énergie et des Stratégies industrielles (BEIS) le 13 mai (Enerpresse).