En France, la production nucléaire d’EDF a progressé de 3,1 % en 2025 pour atteindre 373 TWh, ce qui tend à prouver que la page du phénomène de corrosion de contrainte est tournée. Les barrages hydrauliques du groupe ont en revanche vu leur production diminuer de 15,8 % sur un an, en raison d’une pluviométrie inférieure à celle, exceptionnelle, enregistrée en 2024.
L'EPR de Flamanville a atteint, dimanche, « 100 % de puissance nucléaire à 11 h 37 » et « a produit 1 669 MW de puissance électrique brute », a annoncé EDF. Cela s'est traduit par l'injection de « 1 570 MW » sur le réseau à haute tension, une fois déduite l'électricité que le réacteur utilise pour son propre fonctionnement, précise EDF (Les Echos).
Deux décisions d’urbanisme relatives à l’implantation de deux EPR sur le site de la centrale de Bugey (Ain) ont été annulées par la justice mardi 9 décembre. Les risques environnementaux n’auraient pas été suffisamment pris en compte, selon les juges. EDF assure que le planning du projet reste inchangé (L’Usine Nouvelle).
La centrale nucléaire de Chooz A, dans les Ardennes, est en cours de démantèlement. Après une « augmentation des cas de contamination », l'Autorité de sûreté nucléaire a demandé à EDF de mettre en place un plan d'action. Cela passe notamment, depuis le 8 décembre, par deux semaines de sensibilisation des intervenants à la « culture de radioprotection » (France Info).
Développé par la China National Nuclear Corporation (CNNC), le SMR Linglong One sera officiellement mis en service au cours du premier semestre 2026. Wang Zhenqing, président de l'Institut chinois de stratégie nucléaire, a fait cette annonce mercredi 10 décembre, lors d'une réunion internationale sur l'énergie organisée à Pékin, en rappelant qu'il s'agirait du premier SMR terrestre à visée commerciale du monde à devenir opérationnel (Enerpresse).
EDF a inauguré le 11 décembre en Guadeloupe son premier compensateur synchrone, une machine de 180 tonnes destinée à stabiliser un réseau insulaire non interconnecté, une « première mondiale » pour l'électricien. Installé sur le site industriel de Jarry, près de Pointe-à-Pitre, l'équipement sera « mis en service très prochainement », a indiqué à la presse Hugo Gevret, qui a piloté ce projet. Il s'agit d' « un gros alternateur qui tourne à vide » et contribue à maintenir la tension et à soutenir la fréquence du réseau, deux paramètres essentiels dans un système isolé (AFP).
En Europe, la demande électrique des datacenters dopée par l’IA pourrait remettre en cause les engagements de décarbonation, prévient le Shift Project. L’Irlande est déjà contrainte de limiter l’implantation de ces infrastructures sous peine de voir ressurgir des centrales à gaz (L’Usine Nouvelle).
Après plusieurs mouvements au sein de sa gouvernance, EDF annonce de nouvelles évolutions. En 2026, Béatrice Bigois deviendra, directrice exécutive du pôle Clients, services et territoires. Elle succédera à Marc Benayoun, qui deviendra conseiller du PDG Bernard Fontana sur l’électrification des usages et l’évolution du système électrique (L’Usine Nouvelle).
EDF a annoncé le 4 décembre la signature d'un contrat de fourniture d'électricité nucléaire (CAPN) de long terme avec le fabricant de batteries français Verkor, d'une durée de douze ans. Le contrat « prévoit, pour une durée de douze ans, l'allocation à Verkor d'une quote-part de la puissance du parc nucléaire en exploitation d'EDF qui atteindra 33 MW, moyennant un partage des coûts et des risques sur les volumes effectivement produits », ont fait savoir les deux entreprises dans un communiqué commun. Elles précisent que « les premières livraisons sont prévues à partir de 2028 », date à laquelle le contrat va démarrer pour s'achever fin 2039 (AFP).
Alors qu’EDF s’apprête à remettre au gouvernement un rapport sur les effets de la variation de puissance de ses réacteurs, un rapport parlementaire intitulé « Les impacts technologiques de l'évolution du mix énergétique et ses conséquences sur l'outil industriel et les réseaux », relance le débat sur les conséquences techniques et économiques de cette modulation, accentuée par l'essor des énergies renouvelables et une demande électrique en berne (La Tribune).
La start-up italienne Sizable Energy vient de lever 8 millions d’euros pour développer ses systèmes de stockage d’énergie offshore, dans lesquels une saumure est pompée et turbinée. Elle promet un coût largement inférieur à celui des batteries lithium-ion, mais doit encore démontrer la viabilité de sa solution à échelle réelle (L’Usine Nouvelle).
Les leaders mondiaux dans les domaines de l’énergie et de la technologie se réunissent cette semaine au Siège de l’AIEA, à Vienne, pour le tout premier Colloque international sur l’intelligence artificielle (IA) et l’énergie nucléaire. Des hauts responsables de ministères gouvernementaux, d’organisations internationales, du secteur nucléaire et de grandes entreprises technologiques — dont Google et Oracle — participent à cet événement de deux jours pour discuter de la manière dont l’énergie nucléaire pourrait aider à répondre à l’essor de la demande d’électricité des centres de données d’IA, ainsi que de la contribution que l’IA pourrait apporter au développement de la technologie nucléaire (communication AIEA).