La start-up italienne Sizable Energy vient de lever 8 millions d’euros pour développer ses systèmes de stockage d’énergie offshore, dans lesquels une saumure est pompée et turbinée. Elle promet un coût largement inférieur à celui des batteries lithium-ion, mais doit encore démontrer la viabilité de sa solution à échelle réelle (L’Usine Nouvelle).
Les leaders mondiaux dans les domaines de l’énergie et de la technologie se réunissent cette semaine au Siège de l’AIEA, à Vienne, pour le tout premier Colloque international sur l’intelligence artificielle (IA) et l’énergie nucléaire. Des hauts responsables de ministères gouvernementaux, d’organisations internationales, du secteur nucléaire et de grandes entreprises technologiques — dont Google et Oracle — participent à cet événement de deux jours pour discuter de la manière dont l’énergie nucléaire pourrait aider à répondre à l’essor de la demande d’électricité des centres de données d’IA, ainsi que de la contribution que l’IA pourrait apporter au développement de la technologie nucléaire (communication AIEA).
Paprec Energies a été choisi par le Sivert de l’Anjou. Le contrat de plus de 750 millions d’euros comprend un investissement industriel visant à doubler les capacités de traitement des déchets et de production énergétique de l’unité de valorisation énergétique (UVE) Salamandre, à Lasse, à une cinquantaine de kilomètres à l’est d’Angers (L’Usine Nouvelle).
Le Premier ministre a annoncé le 4 décembre une « mission » pour évaluer le coût des énergies renouvelables pour les finances publiques, en plein débat sur le futur énergétique de la France. Cette mission consacrée à « l'optimisation des soutiens publics aux énergies renouvelables électriques et au stockage d'électricité », a été confiée à Jean-Bernard Lévy, ancien PDG d'EDF, et au haut fonctionnaire Thierry Tuot, conseiller d'État. Leurs conclusions sont attendues sous trois mois (AFP).
La France compte encore deux centrales à charbon, qui peuvent fonctionner jusqu'en 2027 : Saint-Avold, en Moselle et celle de Cordemais, en Loire-Atlantique. Toutes les deux ont repris du service en ce mois de novembre, durant quelques heures, pour réaliser des essais de fonctionnement. Ces deux centrales se préparent pour être opérationnelles cet hiver. Ces deux centrales ne pourront plus fonctionner au charbon en 2027. À Saint-Avold, GazelEnergie travaille sur un projet de conversion pour la faire fonctionner au gaz. Celle de Cordemais va fermer. Elle sera remplacée par une usine de tuyaux pour les futurs réacteurs EPR2. (Ici).
À la demande du Premier ministre, le ministre de l’Économie, le ministre de l’Industrie et la ministre chargée des comptes publics vont étudier les modalités qui permettrait de faire baisser les prix de l’électricité du secteur professionnel au sens large (Enerpresse).
La société d'électricité brésilienne Neoenergia a annoncé vendredi la signature d'un contrat de cession de la centrale hydroélectrique de Dardanelos à EDF Brasil Hidro Participações pour un montant de 462,72 millions de dollars (Reuters).
Face à des coûts élevés de l’électricité par rapport à ses voisins européens, Berlin a décidé de mettre la main au portefeuille. Le chancelier Friedrich Merz a annoncé, le 13 novembre, un tarif d’électricité pour les industriels fixé à 5 centimes d’euro par kilowattheure de 2026 à 2028. La mesure vise à soutenir les plus électro-intensifs (chimie, métallurgie, ciment, verre, plastiques, batteries et semi-conducteurs) afin de les aider à contenir leurs factures et rendre le pays attractif pour son coût de l’électricité (Révolution énergétique).
La flexibilité du parc nucléaire, dont la production varie pour s’adapter à l'essor des énergies renouvelables, pourrait devenir un talon d’Achille. Le PDG du groupe, Bernard Fontana, a alerté sur une « préoccupation grandissante s’agissant des impacts » des changements de puissance sur l’usure des réacteurs, alors que les pouvoirs publics souhaitent les prolonger autant que possible (La Tribune).
Au Japon, arès des années de pourparlers et plus de 8 milliards d'euros de travaux de modernisation, l'électricien japonais Tepco peut enfin planifier le redémarrage partiel de la plus grande centrale nucléaire de la planète. Le 21 novembre, le gouverneur de la préfecture de Niigata (côte Ouest) qui abrite le site Kashiwazaki-Kariwa a donné son feu vert au rallumage d'au moins un des sept réacteurs géants de l'installation qui dispose d'une puissance installée équivalente à cinq EPR (Les Echos).
Le Comité social et économique (CSE) d’EDF power solutions a mis à exécution son vote à l’unanimité du 16 octobre, de déposer un recours contre la décision du 23 septembre de Marc Ferracci, alors ministre de l’Industrie et de l’Énergie du gouvernement Bayrou, d’attribuer le parc éolien en mer centre Manche 2 au consortium formé de TotalEnergies et de RWE (Ouest France).
Gwénaël Plagne, Secrétaire du CSEC d’EDF SA, et Marie-Amandine Stévenin, avocate et Présidente de l’UFC-Que choisir réclament, dans une tribune au « Monde », un débat démocratique sur le prix de l’électricité, au moment où se décide la mise en place d’une énergie à deux vitesses, avec un prix contractualisé pour les grandes entreprises, mais fluctuant pour tous les autres consommateurs. Une étude de l’UFC-Que choisir alerte sur le caractère inflationniste de cette réforme : la fin de l’Arenh et la refonte du tarif réglementé auraient engendré, si appliquées dès cette année, une hausse des factures jusqu’à 19 %, soit près de 250 euros supplémentaires pour un foyer moyen. (Le Monde).