Vinci Construction a annoncé le 26 mars avoir remporté le marché de génie civil de l'extension de l'usine d'enrichissement d'uranium d'Orano (ex-Areva) qui doit permettre d'augmenter ses capacités de 30 % pour aider les clients électriciens dans le monde à moins dépendre du combustible de la Russie (AFP).
EDF a officialisé vendredi 29 mars la réorganisation de ses activités nucléaires, qui seront structurées par métier à partir du 1er avril, avec l'objectif d'une amélioration de la performance industrielle dans un contexte de relance du nucléaire. Quatre directions seront créées - Stratégie, Technologies, Innovation et Développement ; Projets et Construction ; Production Nucléaire et Thermique ; Ingénierie et Supply chain. Leurs directeurs exécutifs respectifs seront Xavier Ursat, Thierry Le Mouroux, Cédric Lewandowski et Alain Tranzer (AFP).
Une enquête publique s'est ouverte le lundi 25 mars pour répondre à l'ensemble des questions qui se posent autour du démantèlement de la centrale de Fessenheim qui doit durer 15 ans. Les travaux seront lancés en 2026, dès l'obtention du décret ministériel de démantèlement (France Bleu).
EDF a annoncé le28 mars qu'il allait proposer la nomination de Béatrice Buffon en tant que présidente-directrice générale d'EDF Renouvelables et lancer pour l'occasion une « réflexion » sur l'organisation de l'activité. Mme Buffon est actuellement directrice exécutive Groupe en charge de la direction Internationale (Reuters).
Après l'avoir rejetée il y a un an, l'Assemblée nationale a adopté à une voix près le 19 mars, la fusion controversée des deux acteurs de la sûreté nucléaire, l'ASN, gendarme des centrales, et l'IRSN, chargé de l'expertise technique. Le projet de loi relatif à la gouvernance de la sûreté nucléaire a été approuvé par 260 députés contre 259, une partie des Républicains joignant leurs voix à celles de la majorité (AFP).
Le ministère des Armées a annoncé lundi une « collaboration » avec EDF afin d'utiliser la puissance des deux réacteurs nucléaires de la centrale de Civaux pour produire avec le CEA du tritium, « un gaz rare indispensable aux armes de la dissuasion ». Cette annonce, présentée comme un projet de long terme, fait suite à une visite du ministre de la Défense Sébastien Lecornu à Civaux, dans la Vienne (AFP).
La Commission de régulation du nucléaire des États-Unis (NRC), du Canada (CNSC) et du Royaume-Uni (ONR) ont signé un protocole d’accord visant à coopérer et échanger des informations sur les technologies de petits réacteurs modulaires (SMR). Pour rappel, les rois régulateurs avaient signé des protocoles d’accords bilatéraux sur cette thématique par paires entre 2020 et 2023 (Enerpresse).
Le gestionnaire du réseau public de transport d’électricité, RTE a mis en consultation son schéma décennal de développement du réseau d'ici à 2040. Il prévoit un investissement de l’ordre de 100 milliards d’euros, notamment pour accompagner la décarbonation des grands pôles industriels et la relance du nucléaire (L’Usine Nouvelle).
Le Chili a l'ambition de produire l’hydrogène vert le moins cher au monde en 2030 et de figurer parmi les trois plus grands exportateurs de la molécule en 2040. Pour cela, le pays mise sur ses vents classés parmi les plus forts et réguliers sur Terre ainsi que l'éclairement énergétique solaire d'une partie de son territoire comparable à celui de la planète Vénus. Sur place de nombreux groupes français comme TotalEnergies, EDF ou Air Liquide développent des projets (L’Usine Nouvelle).
Pour la Cour des comptes, la crise des prix de l’énergie a mis « en évidence l’incapacité de l’État de mettre en place, sans coût excessif pour les finances publiques, un dispositif garantissant aux consommateurs d’électricité des prix en ligne avec les coûts de production nationaux, que ce soit par la régulation en place ou les mesures exceptionnelles déployées depuis 2022 ». Une analyse qu’elle a formulée dans un rapport thématique sur les mesures exceptionnelles de lutte contre la hausse des prix de l’énergie publiée le 15 mars (Enerpresse).
La facture prévisionnelle des futurs EPR grimpe de 30 %. EDF évalue désormais à 67,4 milliards d'euros les coûts de son programme de construction de six nouveaux réacteurs nucléaires en France. En 2021, une première estimation évaluait ce programme à 51,7 milliards d'euros. Ce chiffrage intègre les coûts d'investissement pour la réalisation des études d'ingénierie, les contrats de fabrication des équipements et de construction sur le site, les provisions pour risques, les frais de mise en service, de pièces de rechange ou encore les charges de long terme pour démantèlement. Mais il n'intègre pas les coûts de financements, déterminants dans le coût final du projet (Les Echos).
EDF et des représentants de toute la filière nucléaire tricolore participeront à un forum franco-tchèque, organisé mardi 5 mars à Prague lors de la venue du chef de l'État français. Une opération séduction alors que l'enjeu est de taille pour Paris puisque EDF se trouve désormais en finale, seul face au sud-coréen KHNP, pour décrocher la construction de quatre réacteurs nucléaires de type EPR (La Tribune).